Taxe sur les véhicules lourds: rejet du malus poids

La droite sénatoriale tient tellement aux SUV, qu’elle rejette même le dispositif ultra timide du Gouvernement.

Où est l’intérêt de notre industrie automobile ? c’est la question que pose l’amendement présenté par le Groupe Écologiste – Solidarité & Territoires, et qui porte sur le malus poids.

Cet amendement a pour objet d’ajuster le barème de la nouvelle taxe sur la masse en ordre de marche, afin de l’adapter à l’objectif poursuivi de stabilisation et de diminution du poids moyen des modèles commercialisés.

Nous saluons l’avancée que représente la prise en compte du malus au poids, par l’amendement gouvernemental inscrit au PLF, et qui a ouvert le débat parlementaire. Le gouvernement a enfin reconnu la nécessité d’asseoir la fiscalité automobile sur la masse des véhicules afin de mieux saisir leur empreinte environnementale et pour intégrer le coût des externalités environnementales associées aux voitures lourdes.

Néanmoins, le calibrage retenu pour ce malus au poids demande à être ajusté pour être compatible avec l’objectif gouvernemental de stabilisation et de diminution du poids moyen des voitures neuves.

Le GEST propose donc de muscler cette taxe du malus poids, car telle que proposée, elle est encore trop timide.

L’intérêt durable de nos constructeurs n’est pas de prolonger cette dérive à courte vue qui consiste à produire des SUV et toujours plus de SUV, ni de déployer tous les artifices publicitaires pour entretenir cette frénésie de consommation de grosses voitures.

Les constructeurs automobiles de l’avenir seront ceux qui auront su opérer à temps la transition vers des modèles sobres et légers des voitures. Des modèles qui seront ceux de la mobilité du 21ème siècle.

A notre sens, mettre en place une taxe malus poids à la hauteur d’enjeux est le meilleur service que l’on puisse rendre à notre industrie automobile pour qu’elle soit en pointe de la transition.

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