La question de billettique dans les transports et l’obligation donnée aux plateformes de vente en ligne, à commercialiser tous leurs concurrents, a fait beaucoup l’objet de vifs débats.
Ma réponse aux quelques opposants à cette mesure :
« L’Union européenne prépare deux règlements pour apporter de la cohérence et garantir des conditions lisibles, justes, équitables, non discriminatoires et proportionnées dans ce domaine essentiel.
Il s’agit d’éviter que les mouvements centrifuges et les logiques de fragmentation inhérents à la concurrence nuisent à la qualité des services pour l’usager, ainsi qu’à la montée en puissance du transport ferroviaire.
Comme nous nous en sommes rendu compte dans le cadre des travaux de la mission d’information sur la billettique, on fait face, en Grande-Bretagne comme partout en Europe, aux mêmes risques de désordre qui feraient le lit de services commerciaux numériques tels que Booking, avec pour conséquence une envolée des tarifs et un déclin de notre souveraineté.
Dans aucun pays, on ne se borne à attendre Godot et la règle commune européenne : au contraire, les autres avancent autant que possible pour anticiper au maximum.
Certes, on peut appeler cela de « l’ante-transposition » : pour ma part, je parlerai d’un laisser-aller susceptible d’amplifier les dégâts causés par les logiques d’archipélisation, de défiance et de blocage.
Au lieu de brandir l’argument d’une transposition par anticipation, nous devrions plutôt travailler à l’application de la LOM et tenter de nous inscrire dans une démarche cohérente de maîtrise publique partagée entre l’État, la SNCF, les régions et les AOM, que cette loi encourageait et qui a été laissée en friche. »
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