General Electric Medical Systems, filiale française de GE HealthCare, prévoit de supprimer 59 emplois hautement qualifiés en France : 32 à Strasbourg, 27 à Buc. Des ingénieur-es, chercheuses, chercheurs et expert-es du médical.
À Strasbourg, ces salarié-es conçoivent et maintiennent DoseWatch, un logiciel stratégique de suivi des doses de rayons X en imagerie médicale.
Un outil rentable, essentiel à la sécurité des patient-es, et littéralement utile pour sauver des vies.
Pourtant, le plan social prévoit la suppression totale de la R&D et de la maintenance françaises. Objectif : délocaliser la maintenance à Bangalore et vider complètement le site de Strasbourg.
Tous les expert-es le disent : ce transfert va être un échec. Il entraînera une perte massive de compétences rares, à la croisée du médical, de la radiologie et du numérique — des compétences clés pour notre souveraineté sanitaire et technologique. Et cela alors que GE Medical Systems a réalisé plus de 61 millions d’euros de bénéfices en 2024.
La réponse du ministre David Amiel est superficielle et décevante : elle se limite à la sécurité des données, sans jamais remettre en cause le motif économique du PSE, la délocalisation, ni même la place de GE HealthCare dans le système de santé français — alors que l’entreprise bénéficie de plus de 20 millions d’euros par an d’argent public via le crédit impôt recherche.
Oui, juridiquement, la filiale a le droit de licencier et de délocaliser. Mais la France est un marché clé pour GE HealthCare, ses équipements sont omniprésents dans nos hôpitaux, et sa R&D est massivement financée par l’argent public.
Nous n’en resterons pas là. Avec d’autres élu-es alsacien-nes, nous avons saisi le ministre de l’Économie. Il est temps d’arrêter de se faire marcher dessus par GE HealthCare. Il est temps de peser.
Mon interpellation à retrouver ici
